Le bloc-notes de Benoît Perrin

Écologie subsidiaire, scoutisme, liberté

Paradis perdu

1 février 2019

Dans un éditorial pour la Lettre écologique de l’Institut Montalembert, nous nous étonnons du pessimisme de nos contemporains :

À écouter le bruit ambiant, il semble que l’apocalypse est proche. Ne sortez pas de chez vous, la pollution aurait raison de vos poumons. Ne mangez pas de tomates, le cancer vous emporterait. Ne prenez pas votre voiture, ou vous mourrez d’un accident. La litanie est longue. En réalité, l’air est redevenu pur à Paris ; notre sécurité alimentaire atteint un niveau inespéré ; les déplacements en voiture tuent vingt fois moins qu’il y a un demi-siècle. Dans de nombreux domaines, l’humanité progresse de jour en jour.

Nous tentons d’expliquer les discours « collapsologiques » par un déficit anthropologique :

Sur le plan anthropologique, une telle démarche est le signe d’une immaturité de la pensée. Elle oublie le péché originel et développe « le désir vague d’un retour au paradis perdu », selon l’expression de Jean-Paul II. Il devient alors loisible de tout dénigrer, puisque rien n’est parfait. On en vient à refuser de reconnaître une quelconque amélioration, sous le prétexte qu’on pourrait faire encore mieux.


Source : Institut éthique et politique Montalembert, Lettre écologique n° 8, février 2019.