Sacrée B.A.
1 décembre 2009
Cette exhortation est parue dans le magazine des éclaireurs des Scouts unitaires de France : Woodcraft, numéro 209 (décembre 2009), p. 5.
Tout le monde le sait : le scout doit accomplir sa bonne action quotidienne. Mais cette B.A. à laquelle nous tenons tant est bien plus qu’un moyen pour se donner bonne conscience.
Une question d’honneur
Lors de la Promesse scoute, nous rappelons que la première exigence du scout est de rendre chaque jour un service à quelqu’un. C’est donc une question d’honneur de respecter cet engagement très fort. À toi de prouver que tout cela n’est pas que des mots.
Un chemin de sainteté
Avant de vouloir changer le monde, il faut apprendre le vrai héroïsme, qui se trouve dans les petites attentions du quotidien. Sainte Thérèse de Lisieux a bien réussi à devenir célèbre depuis son Carmel, en mettant simplement beaucoup d’amour dans chacune de ses actions.
Un appel à servir
La B.A. est quotidienne, comme un entraînement régulier au service des autres. Autrefois, les scouts faisaient tous les matins un nœud à leur mouchoir pour se rappeler leur devoir. À toi de trouver un moyen de t’en souvenir chaque jour.
Un exercice d’imagination
À toi d’être créatif pour imaginer de nouveaux services à rendre aux autres. Une bonne action répétée chaque jour devient une bonne habitude à garder. La B.A., elle, invite à un dépassement quotidien de l’intelligence et du cœur.
Un atout pour la patrouille
Les meilleurs patrouilles ne sont pas forcément celles qui ont les projets les plus fous. À quoi bon construire une tour de 15 m de haut, à quoi bon prier ensemble, si chacun tire au flanc quand il s’agit de faire la vaisselle ?
L’arroseur arrosé
Finalement, tu le sais d’expérience, celui qui profite le plus de la B.A. est… le scout qui l’a réalisée, car il sait que c’est le bonheur des autres qui le rend heureux.
B.P. parle de B.A.
Baden-Powell considérait les chevaliers comme « les scouts du temps jadis » et invitait donc les éclaireurs à s’inspirer d’eux. Une des règles de la chevalerie était de rendre chaque jour un service à quelqu’un. C’est donc naturellement que les premières règles du scoutisme comprenaient ce qu’on appelle en anglais le « good turn », littéralement « bon tour », qui est devenu notre B.A.